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Investir En Rdc: Plus Qu’Investir, S’Investir !

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Lourdeurs et lenteurs administratives, corruption, difficile accès à l’information notamment juridique et financière, difficulté à identifier des interlocuteurs fiables. Voici là les réalités lorsqu'on décide d'investir en Afrique, d'une manière générale et en RDC d'une manière particulière. Si beaucoup, après avoir exprimé le désir de se lancer, n’hésitent pas à faire marche arrière dès les premières déconvenues, le risque étant trop important à leur goût; certains arrivent à réellement s'engager et font face à l'adversité.

C'est justement  dans cet ordre d'idée que le magazine  Forbes  insiste sur le fait que " Investir En Afrique Doit Être Un Engagement !" ( article à retrouver sur  https://www.forbes.fr/business/investir-en-afrique-doit-etre-un-engagement/).  "

Nous inspirant, de ce très bel article, que nous vous recommandons, nous abonderons sur l'aspect selon lequel investir en Afrique va au delà d'investir, il faut également s'investir. Mutatis Mutandi, Investir en RDC, c'est avant tout s'investir soi même!

Plus qu’investir: s’investir !

 Aborder en investisseur avisé les marchés Congolais va au delà du fait de se préparer en travaillant sur la connaissance du marchés par un recours en amont à des études de marché rigoureuses (études de faisabilité juridique, d’opportunité et stratégique). Il faut , en plus, se défaire de ses œillères et adopter une approche empathique nécessitant attention, ouverture, humilité, bref de l'intelligence émotionnelle. Ceci implique:

Se méfier de l’univers de l’informel et Bâtir des relations fortes

La logique de l’informel propre à la RDC rend difficile, lorsqu’il s’agit d’approcher des entrepreneurs locaux, l’accès à une information économique et financière fiable qui ne peut être fondée que sur des indicateurs obtenus au jour le jour ou au regard notamment, du réseau de distribution informel mis en place par lesdits entrepreneurs. Ainsi, l’approche risque-rendement qui vise une pleine maîtrise des risques  peut s’avérer improbable voire illusoire sur le marché Congolais. D'où il faut constamment rester en état d'alerte. On est jamais à l'abri du risque peu importe les chiffres que l'on fait.

Le plus souvent, cette précaution face à  l’informel , doublée des réalités culturelles, de bâtir des relations interpersonnelles fortes dans le cadre des affaires en Afrique subsaharienne, au-delà des relations partenariales ou contractuelles classiques.

Reconsidérer son rapport au temps 

Le rythme des affaires en Afrique, et en RDC de manière particulière, est fondé sur des paramètres différents de ceux observés ailleurs dans le monde. De ce fait, lorsqu'on met en place sa feuille de route on doit tenir compte notamment de :

  • La nécessité de bâtir des relations interpersonnelles fortes et, par conséquent, des liens de confiance solides. Cet impératif a un impact significatif sur le calendrier de déploiement des activités dans la mesure où une telle relation se noue dans la durée.                            
  • A ce propos, il convient de noter que vouloir presser ses interlocuteurs peut être mal perçu ;

  • Même à l’ère du numérique, l’accès à l’information, en particulier l’information juridique et réglementaire, peut être encore difficile. Bien davantage, lors de formalités administratives, des contraintes supplémentaires pourtant non mentionnées dans les documentations peuvent être imposées rendant souvent fastidieuse la réalisation de ces formalités.

Avoir un ancrage local et miser sur le long terme

En RDC, l'ancrage local implique de trouver le « BON » contact, pas forcément une personne haut placée, mais ce contact peut s’avérer  être « LA » clé d’accès au marché concerné.

Par ailleurs, la présence régulière et durable sur le terrain est un facteur de réussite de son investissement. Cela favorise une connaissance de l’écosystème économique, entrepreneurial et des différents modèles. En outre, il faut également être très patient et miser sur le long terme.


Car en effet, tisser les bonnes relations, intégrer les bons réseaux, mieux connaitre le terrain nécessite une certaine période.

Pour faire bref,  Quand on se lance dans entrepreneuriat en RDC "si on commence uniquement par les objectifs de rentabilité, et qu'on fait une fixation dessus; on ne fera rien dans ce pays".

Il faut accepter de s'investir pour que son investissement soit fructueux.

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